{"id":14812,"date":"2023-10-24T16:53:20","date_gmt":"2023-10-24T14:53:20","guid":{"rendered":"https:\/\/www.territoires-audacieux.fr\/reportages\/?p=14812"},"modified":"2023-11-08T11:08:35","modified_gmt":"2023-11-08T10:08:35","slug":"loos-en-gohelle-foncier-dialogue-fondements-alimentation-durable","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.territoires-audacieux.fr\/reportages\/2023\/10\/24\/loos-en-gohelle-foncier-dialogue-fondements-alimentation-durable\/","title":{"rendered":"Loos-en-Gohelle : Foncier et dialogue, fondements d\u2019une alimentation durable"},"content":{"rendered":"\n<p><em>Depuis une trentaine d\u2019ann\u00e9es, la ville de Loos-en-Gohelle agit pour maintenir son tissu agricole et faire le lien avec l\u2019alimentation des Loossois. Son fil rouge : la connaissance et le dialogue avec le monde agricole. Lors de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement Loos-en-Gohelle, <\/em>Itin\u00e9raires d\u2019une ville en transition<em>, l\u2019atelier \u00ab alimentation et agriculture \u00bb de l\u2019apr\u00e8s-midi du 28 juin 2023, a \u00e9t\u00e9 l\u2019occasion de parler de politique fonci\u00e8re, de circuits-courts, d\u2019agriculture bio et, bien s\u00fbr, de liens avec les citoyens.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Regardez en introduction notre reportage vid\u00e9o :<\/em><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe title=\"Loos-en-Gohelle : Foncier et dialogue, fondements d\u2019une alimentation durable\" width=\"640\" height=\"360\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/6XsIIsxN7BE?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<div style=\"height:41px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p>Sur le logo de Loos-en-Gohelle, l\u2019\u00e9pi de bl\u00e9 annonce la couleur : la commune est rurale et agricole. Elle entend le rester. Mais comme partout en France, la d\u00e9prise agricole s\u2019acc\u00e9l\u00e8re dans les plaines c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res du Nord-Pas-de-Calais. Le nombre de fermes diminue \u00e0 vue d\u2019\u0153il. Les si\u00e8ges d\u2019exploitation situ\u00e9s \u00e0 Loos-en-Gohelle sont pass\u00e9s de 27 en 1998 \u00e0 12 aujourd\u2019hui. Pour enrayer cette h\u00e9catombe et pr\u00e9server un tissu agricole, une des premi\u00e8res r\u00e9ponses de la commune, il y a une trentaine d&rsquo;ann\u00e9es, a \u00e9t\u00e9 de pr\u00e9server le foncier agricole.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:27px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Une politique fonci\u00e8re engag\u00e9e<\/h3>\n\n\n\n<div style=\"height:15px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p>Dans les ann\u00e9es 80, les communes voisines du bassin minier ouvrent leurs terres aux zones d\u2019activit\u00e9s commerciales pour donner un nouveau souffle \u00e9conomique apr\u00e8s l\u2019effondrement du charbon. Marcel Caron, le maire de l\u2019\u00e9poque, fait le choix inverse de conserver les friches, les zones naturelles et le foncier agricole au d\u00e9triment de la fiscalit\u00e9 commerciale\u2026 Vingt ans plus tard, le Plan d\u2019occupation des sols dessine une ceinture verte autour du c\u0153ur historique de ville, et marque une limite \u00e0 l\u2019urbanisation et \u00e0 l\u2019artificialisation des terres agricoles. Entre 2010-2013, lors de la r\u00e9vision du PLU, fait rare, certaines zones am\u00e9nag\u00e9es sont m\u00eame redevenues des zones agricoles ! <em>\u00ab On voit aujourd\u2019hui les fruits de cette strat\u00e9gie qui pr\u00e9serve le foncier depuis plusieurs ann\u00e9es. La ville peut le mettre \u00e0 disposition de ses partenaires, en particulier des associations. \u00bb<\/em>, pr\u00e9cise Adeline Skrzypczyk, responsable du service urbanisme et am\u00e9nagement du territoire. <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed alignright is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe title=\"Urbanisme \u00e0 Loos-en-Gohelle : Intervention d&#039;Adeline Skrzypczyk\" width=\"640\" height=\"360\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/Rx9cZqvXus4?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><figcaption class=\"wp-element-caption\">Intervention Adeline Skrzypczyk, Responsable du service urbanisme et am\u00e9nagement du territoire de Loos-en-Gohelle<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Via des conventionnements, Loos-en-Gohelle offre les moyens financiers et mat\u00e9riels aux structures associatives de pouvoir produire, mais aussi de sensibiliser les habitants. <em>\u00ab Les associations le font tr\u00e8s bien, elles ont ce r\u00f4le d\u2019\u00eatre \u00e0 proximit\u00e9 des habitants et notre tissu associatif est dense. Autant s\u2019appuyer sur elles ! \u00bb<\/em>, ajoute Adeline Skrzypczyk. La ville vient d\u2019acheter un site en friche, une ancienne brasserie (6,5 hectares en centre-ville) afin de le transformer en lieu de ressources sur l\u2019alimentation durable \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de l\u2019agglom\u00e9ration. Lors de l\u2019\u00e9laboration du plan local d\u2019urbanisme en 2013, ce site avait fait l\u2019objet d\u2019un classement en zone UL, c\u2019est-\u00e0-dire en zone vou\u00e9e \u00e0 l\u2019accueil d\u2019\u00e9quipements publics et d\u2019activit\u00e9s d\u2019int\u00e9r\u00eat collectif, ce qui en a permis l\u2019achat.<\/p>\n\n\n\n<p>Outre cette politique fonci\u00e8re volontariste, la ville a souhait\u00e9 aller plus loin et a encourag\u00e9 l\u2019agriculture biologique, pour des raisons de sant\u00e9, d\u2019environnement et d\u2019alimentation. \u00c0 la suite \u00e0 la fin d\u2019activit\u00e9 d\u2019un exploitant, elle travaille en conventionnement avec la Safer afin de r\u00e9cup\u00e9rer les terres (15 ha). Un appel \u00e0 candidature est lanc\u00e9 pour favoriser l\u2019installation d\u2019agriculteurs en bio.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:12px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Impulser l\u2019agriculture bio<\/h3>\n\n\n\n<div style=\"height:13px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed alignright is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe title=\"Loos-en-Gohelle :  Les leviers pour les politiques alimentaires\" width=\"640\" height=\"360\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/e3d7Kj8T7tE?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><figcaption class=\"wp-element-caption\">Interview de Mathilde Fossier, Charg\u00e9e de mission sur les questions alimentaires et agricoles \u00e0 Loos-en-Gohele \u00e0 propos des leviers \u00e0 la disposition des collectivit\u00e9s pour agir sur les politiques alimentaires<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Pierre Damageux, paysan, pionnier du bio \u00e0 Loos-en-Gohelle en 2008, \u00e9tait \u00e0 l\u2019\u00e9poque conseiller municipal. Il explique la d\u00e9marche. <em>\u00ab Quand il y a eu l\u2019appel \u00e0 projet, trois coll\u00e8gues de la Cuma (coop\u00e9rative d\u2019utilisation de mat\u00e9riel agricole) ont souhait\u00e9 candidater. C\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 ce terrain de jeux, ce terrain d\u2019exp\u00e9rimentations qu\u2019ils ont pu passer en bio \u00bb<\/em>. La mairie leur met \u00e0 disposition les hectares acquis via la Safer afin de tester de nouvelles pratiques, en \u00e9change de la conversion en bio de la m\u00eame surface de leur exploitation. Les quatre agriculteurs cr\u00e9ent la soci\u00e9t\u00e9 Bioloos en 2015 et exploite aujourd\u2019hui 45 ha en bio. Aujourd&rsquo;hui, 21% de la surface agricole utile du territoire est en agriculture biologique.<em>\u00ab Je suis pass\u00e9 en bio car j\u2019en avais marre des traitements, mais aussi pour apporter des aliments bio aux Loossois. Mais force est de constater qu\u2019aujourd\u2019hui, peu de ma production part en local. C\u2019est un long chemin \u00bb<\/em>, avoue Pierre Damageux. Comment faire le lien entre la production locale et la consommation ? Pas simple !<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:34px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">De la production \u00e0 la consommation<\/h3>\n\n\n\n<div style=\"height:15px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed alignleft is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe title=\"Loos-en-Gohelle : coop\u00e9ration avec l&#039;association des Anges Gardins\" width=\"640\" height=\"360\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/J7CpbV__7jI?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><figcaption class=\"wp-element-caption\">Interview de Mathilde Fossier sur la coop\u00e9ration avec l\u2019association des Anges Gardins<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Les agriculteurs cultivent principalement des c\u00e9r\u00e9ales et l\u00e9gumes de plein champ (betteraves, pommes de terre, oignons, carottes..) en volume important mais ont peu de circuits de vente sur le territoire, ni la logistique adapt\u00e9e pour la distribution en local de leurs productions. Il s&rsquo;agit alors pour la commune de d\u00e9velopper une politique alimentaire et agricole permettant de favoriser les circuits-courts, faire \u00e9voluer les habitudes alimentaires des habitants mais aussi les pratiques des agriculteurs locaux. Elle met en place le projet Vital en 2012 (Ville, transition et alimentation locale) anim\u00e9 par un coordinateur ext\u00e9rieur, Dominique Hays, qui \u00e9tait alors directeur de l\u2019association des Anges Gardins (jardin en ch\u2019ti), et Pr\u00e9sident du R\u00e9seau Cocagne. Ce projet consiste \u00e0 mettre en mouvement tous les acteurs de la cha\u00eene alimentaire : producteurs, habitants, collectivit\u00e9s publiques, \u00e9coles, acteurs associatifs, op\u00e9rateurs \u00e9conomiques et chercheurs. Plusieurs actions voient le jour : l\u2019accueil de la F\u00eate de l\u2019agriculture paysanne organis\u00e9e par la Conf\u00e9d\u00e9ration paysanne, la cr\u00e9ation de la marque \u00ab Terre de Gohelle \u00bb, le passage du foyer petite enfance au 100 % bio, des produits bio locaux dans les points de distribution de proximit\u00e9 comme le Huit \u00e0 Huit (groupe Carrefour), l&rsquo;int\u00e9ressement des agriculteurs \u00e0 la bio, des op\u00e9rations \u00ab\u00a0Incroyables Comestibles\u00a0\u00bb, etc. La collectivit\u00e9 souhaite \u00e9galement impulser l\u2019utilisation de ces produits dans les cantines scolaires. N\u00e9anmoins, pour les repas des \u00e9coles maternelles, elle fait appel \u00e0 un prestataire et n\u2019a pas la main pour imposer les produits bio loossois. La restauration des primaires est r\u00e9alis\u00e9e quant \u00e0 elle par le coll\u00e8ge, aussi la commune coop\u00e8re avec l&rsquo;\u00e9tablissement pour favoriser l&rsquo;approvisionnement en produits locaux.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:13px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<div style=\"height:22px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Un archipel nourricier<\/h3>\n\n\n\n<div style=\"height:14px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p>Quelques ann\u00e9es plus tard, l\u2019association Les Anges gardins fait toujours le lien avec tous les acteurs de l\u2019alimentation. En tant qu\u2019association d\u2019insertion, membre du r\u00e9seau des Jardins de Cocagne, l\u2019association propose le projet d\u2019<em>\u00abarchipel nourricier \u00bb<\/em>. Une premi\u00e8re micro-ferme, plut\u00f4t fruiti\u00e8re, est cr\u00e9\u00e9e pour \u00eatre compl\u00e9mentaire \u00e0 l\u2019offre des agriculteurs. Au fil du temps, des friches, des terrains vagues, des <em>\u00ab fonds de jardin \u00bb<\/em>, deviennent des vergers ou des potagers. C\u2019est ainsi qu\u2019un hectare et demi de terrains communaux a \u00e9t\u00e9 mis \u00e0 disposition et transform\u00e9s en espaces nourriciers entretenus par les personnes en insertion. Les activit\u00e9s de l&rsquo;association se sont depuis \u00e9tendues sur plusieurs communes de la communaut\u00e9 d&rsquo;agglom\u00e9ration o\u00f9 des terrains sont mis \u00e0 disposition par les municipalit\u00e9s ou par des bailleurs sociaux pour \u00eatre cultiv\u00e9s. Les fruits et les l\u00e9gumes produits compl\u00e8tent les paniers bio produits par les mara\u00eechers des jardins de Cocagne. D\u2019autres terrains sont \u00e0 vocation d\u2019animation. L\u2019association y organise des chantiers de r\u00e9colte, des ateliers de cuisine ou d\u2019apprentissage du jardin avec les habitants. Enfin, l\u2019association a ouvert un restaurant<em> \u00abLe M\u00e9nadel et Saint Hubert\u00bb<\/em>.\u00a0 Converti en tiers lieu autour de l\u2019alimentation, le M\u00e9nadel nous accueille pour cet atelier. Lieu de d\u00e9tente ou de travail, il offre surtout une cuisine locale et bio avec les produits de l\u2019association. Parmi les terrains mis \u00e0 disposition par la commune, certains sont \u00e9galement utilis\u00e9s par des associations en \u00ab\u00a0jardins partag\u00e9s\u00a0\u00bb pour un usage p\u00e9dagogique et r\u00e9cr\u00e9atif, comme le Jardin des Achill\u00e9s o\u00f9 sont propos\u00e9s des animations pour les scolaires ou des moments conviviaux (cin\u00e9-d\u00e9bat, concerts, f\u00eate de saisons&#8230;).<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:11px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Un dialogue territorial<\/h3>\n\n\n\n<div style=\"height:12px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed alignright is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe title=\"Loos-en-Gohelle :  Favoriser le dialogue dans le domaine de l&#039;agriculture\" width=\"640\" height=\"360\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/Wv6dpBgvtro?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><figcaption class=\"wp-element-caption\">Interview de Mathilde Fossier \u00e0 propos de l\u2019importance de la coop\u00e9ration et du dialogue<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>En marge du travail de fond engag\u00e9 depuis plusieurs ann\u00e9es entre habitants et agriculteurs, en 2020, le maire, Jean-Fran\u00e7ois Caron, re\u00e7oit une p\u00e9tition r\u00e9clamant l\u2019interdiction des pesticides aux abords des \u00e9coles et des r\u00e9sidences. Il prend cette lettre comme une opportunit\u00e9 et sollicite la structure Dialter pour mettre en place un <em>\u00ab dialogue territorial \u00bb<\/em>. Les divers acteurs de l\u2019alimentation sont r\u00e9unis pour apprendre \u00e0 conna\u00eetre le r\u00f4le des uns et des autres, leurs contraintes, leurs \u00e9volutions etc&#8230; De ces \u00e9changes et rencontres ressortent trois enjeux partag\u00e9s par l&rsquo;ensemble des acteurs malgr\u00e9 leurs diff\u00e9rences : une m\u00e9connaissance du m\u00e9tier d\u2019agriculteur par le grand public, la question de l\u2019approvisionnement de la restauration scolaire et de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Des visites de fermes grand public sont organis\u00e9es, un spectacle musical \u00ab\u00a0Vertiges de Labour\u00a0\u00bb cr\u00e9\u00e9 \u00e0 partir de t\u00e9moignages d&rsquo;agriculteurs du territoire met en lumi\u00e8re la vie du monde agricole avec ses contraintes mais aussi ses joies, et des premi\u00e8res livraisons sont r\u00e9alis\u00e9es entre un agriculteur communal et le cuisinier du coll\u00e8ge suite \u00e0 leur rencontre dans le cadre du dialogue territorial.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:14px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<div style=\"height:15px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p>Mathilde Fossier, charg\u00e9e de mission sur les questions alimentaires et agricoles, et de la mobilit\u00e9, r\u00e9sume l\u2019\u00e9tat d\u2019esprit de ce dialogue territorial.<em> \u00ab C\u2019est long, ce sont de nouvelles d\u00e9marches, mais on saisit que chacun doit faire un pas et que cela demande un certain engagement. On le fait car on sait que c\u2019est r\u00e9ciproque \u00bb<\/em>. Le dialogue territorial cr\u00e9e et alimente un lien de confiance et de consid\u00e9ration entre les acteurs locaux qui sert de base et de pr\u00e9-requis pour engager des projets en commun. La d\u00e9marche de dialogue territorial a \u00e9t\u00e9 document\u00e9e et a donn\u00e9 lieu \u00e0 un film, disponible <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=RhvLV53R3v4\"><span style=\"text-decoration: underline;\">sur le lien Youtube suivant.<\/span><\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Au travers de ces d\u00e9marches sur le long terme, trois leviers sur lesquels la commune peut agir sont mis en avant : la gestion du foncier, la mise en mouvement des acteurs de l\u2019agriculture et de l\u2019alimentation et l\u2019implication habitante. Cette politique se poursuivra avec une r\u00e9flexion et des actions autour de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire. Mais les \u00e9lus et les agents ont bien conscience que ce challenge se joue \u00e0 une \u00e9chelle plus large, celle de l&rsquo;agglom\u00e9ration, voire du bassin de vie. C&rsquo;est pourquoi, dans le sillon de la dynamique loossoise du programme VITAL, la communaut\u00e9 d&rsquo;agglom\u00e9ration de Lens-Li\u00e9vin a mis en place un Syst\u00e8me Alimentaire Territorial Durable labellis\u00e9 Projet Alimentaire Territorial (PAT) en 2019, impliquant les 36 communes de l&rsquo;agglom\u00e9ration. Depuis 2019, 36 communes travaillent sur le projet alimentaire territorial (PAT) du Sud-Artois.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><strong>Article r\u00e9alis\u00e9 par Aude Richard<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:30px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-luminous-vivid-amber-background-color has-background\"><strong>Rep\u00e8res<\/strong><br>592 ha en 2020<br>21 % part de l\u2019agriculture bio dans la SAU<br>12 si\u00e8ges d\u2019exploitation<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Pour aller plus loin<\/strong> :\u00a0<br>Lien vers <a href=\"https:\/\/docs.google.com\/document\/d\/1TMCOKcj-vs7szbgrkQCFRA5X1b7_lMlf\/edit?usp=sharing&amp;ouid=100490907744528229313&amp;rtpof=true&amp;sd=true\"><span style=\"text-decoration: underline;\">le texte consacr\u00e9 \u00e0 l\u2019agriculture du livret <em>Loos-en-Gohelle, Terre de transitions<\/em><\/span><\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-pale-cyan-blue-background-color has-background\"><strong>Projet VITAL<\/strong> <br>C\u2019est en 2012, que la politique alimentaire loossoise acquiert un caract\u00e8re davantage syst\u00e9mique avec le programme VITAL (Ville, Transition et Alimentation Locale). La municipalit\u00e9 a fait appel \u00e0 M. Dominique Hays, Directeur de l\u2019association les \u00ab Anges Gardins \u00bb et Pr\u00e9sident du r\u00e9seau Cocagne, afin de cr\u00e9er une dynamique visant \u00e0 \u00ab faire soci\u00e9t\u00e9 autour de l\u2019enjeu alimentaire dans toutes ses dimensions (agriculture, \u00e9conomie, emplois, sant\u00e9 publique, lien social, environnement\u2026), en soutenant les acteurs locaux dans la mise en \u0153uvre de leurs projets \u00bb. De ce programme ont d\u00e9coul\u00e9 plusieurs actions relevant de la coop\u00e9ration entre diff\u00e9rentes parties prenantes de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me loossois :<br>&#8211; Int\u00e9ressement des producteurs locaux \u00e0 l\u2019agriculture biologique&nbsp;<br>&#8211; D\u00e9veloppement du mouvement des \u00ab Incroyables comestibles \u00bb&nbsp;<br>&#8211; Passage en 100% bio du foyer multi-accueil<br>&#8211; Accueil sur la commune de 2 \u00e9ditions de la F\u00eate de l\u2019Agriculture Paysanne Cr\u00e9ation de la marque \u00ab Terre de Gohelle \u00bb<br>&#8211; D\u00e9veloppement du projet d\u2019Archipel Nourricier par les Anges Gardins<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis une trentaine d\u2019ann\u00e9es, la ville de Loos-en-Gohelle agit pour maintenir son tissu agricole et faire le lien avec l\u2019alimentation des Loossois. Son fil rouge : la connaissance et le<\/p>\n","protected":false},"author":33,"featured_media":14821,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"pmpro_default_level":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-14812","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-uncategorized","pmpro-has-access"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.territoires-audacieux.fr\/reportages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14812","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.territoires-audacieux.fr\/reportages\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.territoires-audacieux.fr\/reportages\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.territoires-audacieux.fr\/reportages\/wp-json\/wp\/v2\/users\/33"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.territoires-audacieux.fr\/reportages\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=14812"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.territoires-audacieux.fr\/reportages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14812\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":14827,"href":"https:\/\/www.territoires-audacieux.fr\/reportages\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14812\/revisions\/14827"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.territoires-audacieux.fr\/reportages\/wp-json\/wp\/v2\/media\/14821"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.territoires-audacieux.fr\/reportages\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14812"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.territoires-audacieux.fr\/reportages\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=14812"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.territoires-audacieux.fr\/reportages\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=14812"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}