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Christophe Cathus : "Ce territoire mérite qu'on travaille pour lui" (1/2)

la dordogne en drone pour l'interview de christophe cathus

I/ CONSEILLER RÉGIONAL RÉFÉRENT : SON RÔLE EN GRAND BERGERACOIS

Vous êtes maire de Calès, président de l’office du tourisme des Bastides, conseiller régional référent du Grand Bergeracois et vous vous êtes même présenté aux législatives de 2024. Qu’est-ce qui vous pousse à vous investir autant sur ce territoire ? 

Je suis maire depuis les municipales de 2021. Je trouve que ce territoire mérite qu’on s’y attache et qu’on travaille pour lui. On y trouve à la fois des gens intéressants et des potentiels qui permettent de construire cette ruralité vivante et innovante qu’on affectionne ici.

Il y a d’importantes possibilités et l’idée est de s’impliquer pour ce Grand Bergeracois. J’ai fait le choix de m’impliquer à travers Calès et à travers la région.

Depuis 2016 et votre arrivée comme conseiller à la Région et référent du Grand Bergeracois, quel est votre rôle à l’échelle de la Région pour le Grand Bergeracois ?

Je suis donc le référent politique dans la majorité d’Alain Rousset. Le président de la Nouvelle-Aquitaine a fait le choix de diviser la Région en 51 territoires avec un référent dans chacun de ces territoires. L’idée était de créer de la proximité avec des personnes qui incarnent la région, représentent la Région et font le lien entre les acteurs locaux et la Région. En tant que conseiller régional, je vote les politiques publiques. La seconde fonction est d’être le relais entre le territoire du Grand Bergeracois et l’institution régionale. Troisième rôle, celui d’évaluateur du bon fonctionnement des politiques en faisant remonter les retours glanés sur le terrain.

Quelles missions menez-vous quotidiennement dans le cadre de ce poste ?

Au quotidien, je participe aux réunions constitutionnelles avec les assemblées plénières et les conseils qui se déroulent 2 à 3 fois par trimestre à Bordeaux. Il y a aussi les réunions avec les acteurs locaux pour recueillir les besoins de ceux-ci et pouvoir donner un maximum d’informations au bureau de la Région. Ensuite, je participe aux conseils d’administration des lycées ou du syndicat mixte de Air Dordogne (le SMAD qui gère l’aéroport). Je suis aussi invité par bon nombre d’assemblées générales d’associations que la Région subventionne.

Viennent ensuite les moments agréables lors des inaugurations de nouveaux projets auxquels la Région a participé. Dans ces rendez-vous, je représente la Région au cours d’un discours que je tiens à préparer du mieux possible. 

Je tente également d’être présent au maximum de cérémonies des vœux de début d’année.

Je porte aussi une attention particulière aux actions que nous finançons et au fait que les contrats de subventions soient bien respectés. En bref, faire en sorte que la Région soit utile – en lien avec les autres collectivités – afin de construire un territoire agréable à vivre pour ses habitants.

photo en drone de bergerac en dordogne 

Quelles sont selon vous les principales actions à mettre en œuvre en Grand Bergeracois d’ici la fin de votre mandat de conseiller régional ?

Du point de vue de la Région, je note trois éléments prioritaires. D’abord, nous devons améliorer les conditions d’étude à l’intérieur de nos lycées, ce qui est une de nos principales compétences.

Ensuite, nous voulons favoriser la relocalisation de la production sur le Grand Bergeracois, que ce soit pour l’industrie ou pour l’agriculture.

Enfin, nous tenons à favoriser la formation professionnelle et l’insertion professionnelle, qui représentent aussi un défi majeur.

Quelles sont les forces principales du Grand Bergeracois ?

Je crois qu’il y a déjà un cadre naturel, un patrimoine paysager magnifique. Le cadre de vie, entre la rivière Dordogne et les monuments historiques, est un réel atout. 

Je pense aussi au savoir-faire bergeracois, avec beaucoup de talents et de richesses. Ces acteurs méritent d’être accompagnés dans un milieu où la concurrence est rude. Il nous faut soutenir ceux qui innovent et participent au développement économique et au rayonnement du territoire.

À l’inverse, que manque-t-il à ce territoire ? Sur quels secteurs le Grand Bergeracois pêche-t-il ?

Le principal chantier à mener concerne la formation. À la fois pour les personnes qui recherchent un emploi, pour les jeunes qui sortent de leurs études et pour les salariés d’entreprises qui ont besoin de recourir à la formation interne. Les structures qui comptent des agents formés dans leurs rangs vont mécaniquement saisir plus d’opportunités d’innovation. Donc c’est un cercle vertueux.

Que ce soit en zone rurale comme urbaine, ce secteur pêche encore. On n’a peut-être pas suffisamment la culture d’aller vers la formation. Il faut offrir la possibilité aux chercheurs d’emploi de consolider leurs compétences pour ensuite séduire les recruteurs.

Bon nombre de chefs d’entreprise me confient qu’ils recherchent des jeunes volontaires pour se former afin de mieux correspondre aux besoins des entreprises locales.

Propos recueillis le 27 février 2025, par Valentin Nonorgue.