La Ville d’Allauch reboise ses hectares perdus

©Ville d’Allauch – Jean-Luc LOPEZ

Chaque année, depuis dix-sept ans, la ville d’Allauch organise une journée de reboisement au mois de mars. Une opération grâce à laquelle sont plantés plus de 3 000 arbres par an. L’objectif est de revitaliser les 1 200 hectares perdus lors d’un feu de forêt en 1997. Nathalie Coutenet, conseillère municipale déléguée à la protection des collines a répondu à nos questions.

Pouvez-vous me dire en quoi consiste la journée de reboisement ? 

Les journées de reboisement ont été mises en place par le maire d’Allauch : Roland Povinelli. Cette initiative a été prise après les feux de 1997 qui ont ravagé 1200 hectares d’espace naturel sur les 4 000 hectares que nous avions. La préservation du patrimoine paysager et environnemental est alors devenue une priorité. 
Le principe est simple : tout le monde peut participer à la journée de reboisement. Que ce soit les enfants, les familles ou les jeunes, entre 700 et 1000 personnes y participent tous les ans. Nous plantons environ 2000 arbres chaque année. La journée débute à 10 h et se termine à 16 h. Il y a un repas payé par la commune à la fin de la journée. La population se divise en différents groupes afin de planter des arbres. Les citoyens arrivent et nous leur distribuons des plants. Le terrain est préparé en amont par une entreprise, car il y a beaucoup de cailloux. Nous avons beaucoup d’enfants ce jour-là donc nous voulons être sûr que le travail est faisable. Une fois l’arbre posé dans le sol, les planteurs l’arrosent. Parallèlement, il y a des activités animées par les pompiers ou le CCFF (Comité Communal Feu de Forêt). La journée est d’ailleurs encadrée par les bénévoles du CCFF, les sapeurs-pompiers et les agents de l’Office National des Forêts. Quelques jours plus tard, le service de l’environnement ou les bénévoles de la CCFF arrosent également tous les plants. Ensuite, ils reviennent une fois par semaine pour arroser.

Après le feu de 1997, le maire a décidé de mettre en place un service de l’environnement qui s’occupe de l’entretien des arbres et de la prévention des feux toute l’année. En dehors du reboisement, il y a de l’entretien qui est nécessaire, car les arbres doivent être arrosés pendant les périodes sèches de l’année. Nous avons aussi un dispositif de surveillance, et cela est très important. À partir de juillet, pendant la période des feux, il est actif 24h/24. En plus de planter et d’entretenir, il faut être sûr que les arbres ne brûlent pas. Nous avons des brigades qui font des patrouilles jours et nuits pour surveiller. Grâce à ce dispositif, nous n’avons pas eu de départ de feux graves. 

Combien de jours par an sont dédiés au reboisement ?

La journée de reboisement se déroule une fois par an. Il y a aussi des journées de reboisement « scolaire ». C’est la même chose, mais avec les enfants des écoles primaires. C’est animé par le Comité Communal Feux de Forêts (CCFF) et par les agents de l’environnement. Nous faisons beaucoup de journées de reboisement avec les élèves des écoles primaires. Ces journées se font en dehors de la journée de reboisement de la ville. Il y a une quarantaine de classes qui y participent. À partir du mois de février jusqu’au mois de mai, trois classes participent à une journée de reboisement par semaine. Cela ajoute 1 000 arbres plantés.

©Ville d’Allauch – Jean-Luc LOPEZ

Que faites-vous au-delà du reboisement ?

Nous sensibilisons la population à l’importance de la protection de notre patrimoine naturel. Nous visons principalement les enfants. Depuis le commencement du reboisement, beaucoup des enfants de notre commune ont planté des arbres chaque année. En plus, nous organisons des journées d’entretien avec les jeunes. Les classes de CM2 bénéficient en plus de journées de découverte et d’entretien des arbres qu’ils ont planté depuis qu’ils sont en CP. 

Après les journées de plantation, avec les écoles primaires, nous organisons aussi des journées de sensibilisation. Nous demandons aux enfants ce qu’ils et elles ont pensé. Nous appuyons sur le fait que l’environnement est un sujet important. Nous leur montrons qu’un arbre demande de l’entretien. Nous voulons que cette génération puisse connaître l’importance d’entretenir nos collines.

Combien la commune investit-elle dans le projet ?

La commune d’Allauch investi 550 000 euros par an pour le processus complet. 

Propos recueillis par Claire Plouy